Au boulot, à part la blouse stricte, blanche (et quand est ce qu'on pourra en avoir une rose ???) que tout le monde porte, il reste peu de
choses pour faire sa coquette, améliorer l'ensemble.
Des boucles d'oreille, un collier qui ne doivent pas être trop imposants. Pas de bracelet. Une alliance tolérée... Pas trop de trucs dans les cheveux.
Et enfin, les chaussures.
Après celle achetée sur un catalogue spécialisé (à ne pas faire, tout le monde les porte), celles achetées à La Halle aux Chaussures (ils en
font des pas mal !), me voici arrivée à porter des Crocs !
Dans notre hôpital, il paraît que la direction voudrait qu'on en porte des blanches...
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Ramenées par Pierrick, d'un séminaire en Califormie, l'année dernière:

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Modèle Alice (et oui,
après des abonnements Adsl haut débit, elle fait aussi des chaussures):

Appelez le 316497 et tapez 1 pour les roses pales, 2 pour Alice et 3 pour soutenir Angie... quoi, Secret Story est déjà fini ? 
Par Aurélie
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Mercredi 9 septembre 2009
Ca y est, je suis passée aux 12 heures.
J'en avais déjà fait depuis les 4 ans que je bosse dans ma maternité, mais seulement quelques rares.
Bilan mitigé pour le moment.
C'est certain que 12 heures, c'est moins fatiguant que 24 heures.
Terminer à 20h30 me laisse le sentiment de n'avoir pas fait tout le boulot que j'avais à faire, d'abandonner MON service à ma collègue sage-femme.
Commencer à 20h00 me perturbe encore plus. D'abitude, à cette heure ci, je connais mon service et mes patientes (vu que j'y suis depuis le matin). Et là, ma collègue me fait les
transmissions. J'ai le sentiment d'être perdue pendant quelques temps, comme si j'étais un diesel qui avait du mal à chauffer.
Ca me fait plus d'allers-retours, aussi.
Mais 12 heures, c'est moins fatiguant que 24 heures...
Par Aurélie
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Dimanche 16 novembre 2008
Il y a peu de temps, Véro et le Dr Habart prenaient en charge une patiente qui avait accouché à domicile avec une sage-femme. Le travail avait
été suivi par une équipe de M6 et tout le monde s'est retrouvé à la maternité de Pithiviers car la délivrance ne se faisait pas.
Pour voir ce reportage, allez sur M6 replay et sélectionnez le magazine 66 minutes du 12
novembre 2008.
Je ne suis pas du tout pour les accouchements à domiciles comme présentés dans ce reportage : entre "l'accoucheuse" (et je ne veux surtout pas
dire sage-femme) qui ne traite qu'avec ses plantes en boîte et sans aucun matériel médical (elle aurait mieux fait de se taire car ça ridiculise notre métier), celle qui veut accoucher seule (si
seulement elle savait...), celle qui a accouché de jumeaux... C'est vrai que 80% des accouchements se passent bien, mais tout peut tellement virer à la catastrophe en si peu de temps qu'il vaut
quand même mieux faire ça avec un minimun de sécurité.
Par contre, une maison de naissance juste à côté d'une maternité, je ne dirai pas non pour y bosser !
Et, pour en avoir parlé avec Véro qui était de garde à ce moment là, tout ne s'est pas passé comme dit dans le reportage...
A chaque fois qu'on me parle d'accouchement à domicile, je repense à Llythie qui a accouché chez elle. Mais, dans les règles de l'art (avec
une sage-femme et une maternité à côté) et sans contre-indication... sachant maintenant comment j'ai accouché, je me dis que moi aussi, j'aurais pu accoucher chez moi, avec Valérie. Mais je ne me
le dis que maintenant, il était hors de question pour moi de faire ça autre part qu'à Pithiviers et avec Valérie.
Par Aurélie
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Vendredi 12 septembre 2008
Lundi 01/09, alors que bon nombre d'écoliers faisaient une dernière vérification de leur trousse et de leur
cartable pour être certain de ne rien oublier, je vérifiais aussi mes affaires pour ma rentrée des classes à moi.
Dans l'après-midi, je suis allée chez mes parents, (à 2h de chez nous) leur porter Juliette pour qu'ils la gardent, en faisant un passage part ma
maternité. Pour les mois de septembre et octobre, ce sont mes parents ou beaux-parents qui gardent Juliette, le temps que nounou rentre du Brésil, son pays natal où elle a dû se rendre pour
toucher sa retraite et voir sa famille.
Juliette et moi avons donc passée la soirée et la nuit chez mes parents. Mardi matin, départ pour le boulot et juste le temps de donner une dernière
tétée à Juliette qui venait juste de se lever. Je ne vous raconte pas dans quel état de stress j'étais !!!! Laisser Juliette, pas de problème car elle était avec des personnes de confiance...
c'était juste un super stress de reprise du boulot. Depuis le mois de décembre que je n'avais pas travaillé...
grosse peur d'avoir oublié les
protocoles, les conduites à tenir, les réflexes, les connaissances... et je ne veux pas vous entendre dire "mais non, ça ne s'oublie pas, c'est
comme le vélo".
Et bien si, il y des choses qui peuvent s'oublier.
Bref, me voilà arrivée dans le service. Je relève une collègue que je ne connais pas et que j'ai rencontrée la veille, lors de mon passage en allant chez mes parents. La chambre de garde est
maintenant fermée avec un code, plus besoin de courir après la collègue pour avoir la clef. C'est une bonne chose. Je mets ma blouse blanche (et je pique un pantalon à Annie, car je ne rentre
toujours pas dans les miens, faudrait que je pense à aller les changer à la lingerie). Je remplis mes poches avec mes stylos, roulette de datation de grossesse, rouleau de sparadrap, paire de
ciseau, badge avec mon prénom, montre accrochée à la blouse. Il est 09h30. Un passage aux WC pour me voir dans le miroir et c'est parti pour 25 h de garde.
Et quelle garde !!!!!!!!!!!!!!!!!! 2 accouchements par voie basse vers 16h mardi et 09h mercredi et une césa en urgence mercredi vers 01h00.
Entre temps, des consultations de patientes à termes et d'urgences obstétricales. Peu de temps pour manger et peu de temps pour tirer mon lait. Vers 03h, j'ai même une auréole de lait sur
ma blouse. J'ai adoré m'occuper de ces couples !!!!!
Mercredi, 08h, Véro arrive pour s'occuper du service (ça fait peu de temps qu'il y a une collègue en plus, dans le service de 08h à 14h, elle gère les
patientes hospitalisées en post partum, grossesses patho, gynéco et prête main forte à celle de garde si besoin. Et celle de garde aide celle de service si elle n'a personne en travail ou en
consultation de terme ou d'urgence). Pas le temps de traîner, y a pas mal de boulot.
09h30 ma relève arrive et il a aussi de quoi l'occuper.
10h30 Fin de ma garde. Je me traîne jusqu'à notre salle de repos pour manger puis je me traîne jusqu'à la salle de bain, prendre une bonne douche, puis je me traîne jusqu'à notre chambre de
garde, m'écrouler sur le lit et enfin, me reposer.
Je me réveille vers 16h et rentre chez mes parents.
Je retrouve ma puce qui a été très gentille pendant mon absence. Je la prends dans mes bras et me rends compte qu'elle m'a manqué mais que je n'ai pas eu le temps de m'en apercevoir tellement
j'étais occupée. Pendant 5 minutes, elle ne me regarde pas puis me fait un grand sourire. Je lui propose de téter et j'ai à peine le temps de m'installer qu'elle tente de téter à travers mes
vêtements.
Jeudi 04/09, je vais chez mes beaux-parents (à 10 min de chez mes parents). Pierrick nous y rejoint le soir.
Vendredi nous partons pour Lyon, pour le mariage de Charlotte. Vive le tire-lait manuel !!!
Retour chez mes beaux-parents samedi après-midi.
Je suis de garde dimanche 07/09. Dimanche soir, Pierrick dépose Juliette chez mes parents et rentre chez nous pour bosser le lendemain. La garde est un
peu plus calme. Deux accouchement et je peux un peu me reposer et un peu tirer mon lait.
Lundi, je passe chez mes parents, récupérer Juliette qui a encore était très sage et je rentre chez nous le soir même.
Et depuis, je stimule ma lactation. Ca va mieux depuis hier après-midi, mais j'ai le sentiment que c'est fragile. Et hors de question que ça s'arrête maintenant
!!!!!!!!!!!! et aussi grosse fatigue.
Prochaines gardes : dimanche 14, samedi 20 et vendredi 26.
Par Aurélie
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